16 janvier 2019, Beni, République démocratique du Congo. Des professionnelles de santé enfilent leurs gants avant d’examiner des patient·e·s à l’hôpital. 16 janvier 2019, Beni, République démocratique du Congo. Des professionnelles de santé enfilent leurs gants avant d’examiner des patient·e·s à l’hôpital. Photo credit: © Vincent Tremeau / Banque mondiale
La réponse à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo
by Humanitarian Practice Network August 2020

Cette édition de Humanitarian Exchange, co-éditée par Anne Harmer+Anne Harmer est responsable du programme Research for Health in Humanitarian Crises (R2HC, recherche pour la santé dans les crises humanitaires) d’Elrha, financé par le DFID, le Wellcome Trust et le National Institute for Health Research (NIHR) du Royaume-Uni. Pour en savoir plus, consultez www.elrha.org/r2hc., est axée sur la réponse à la flambée d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC)1. Si elle semble s’être achevée à l’heure où nous publions ce numéro, elle a causé 2 200 décès et a infecté plus de 3 300 personnes au total, ce qui en fait la deuxième flambée la plus importante au monde. Dans le premier article, Natalie Roberts étudie la mesure dans laquelle les acteurs humanitaires ont appliqué les enseignements tirés de la flambée d’Ebola en Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016. Richard Kojan et ses collègues décrivent l’approche souple et axée sur les patient·e·s adoptée par l’Alliance for International Medical Action (ALIMA, l’alliance pour une action médicale internationale), une organisation non gouvernementale (ONG), pour réduire la mortalité ; Marcela Ascuntar examine les leçons apprises grâce aux contributions des communautés ; enfin, Bernard Balibuno, Emanuel Mbuna Badjonga et Howard Mollett soulignent le rôle central qu’ont joué les organisations confessionnelles dans la réponse.

Dans leur article, Theresa Jones, Noé Kasali et Olivia Tulloch détaillent le travail du Bethesda Counselling Centre (le centre d’orientation de Bethesda) à Beni, qui soutient les familles endeuillées. En se penchant sur les résultats d’une récente évaluation réalisée par Translators Without Borders (Traducteurs sans frontières), Ellie Kemp dresse l’état des lieux des difficultés à surmonter pour transmettre des informations claires et accessibles au sujet du virus Ebola et de la réponse à cette épidémie. Sung-Joon Park et ses collègues expliquent que les soins et le traitement pratiqués avec humanité peuvent contribuer à renforcer la confiance dans la réponse. Stephen Mugamba et ses co-auteur·e·s mettent en exergue l’importance de l’engagement communautaire dans les recherches portant sur Ebola, tandis que Gillian McKay et ses co-auteur·e·s étudient l’impact de la flambée du virus et de la réponse à celle-ci sur les services de santé sexuelle et génésique.

Stacey Mearns, Kiryn Lanning et Michelle Gayer présentent une feuille de route permettant aux ONG de se préparer à une recrudescence des cas d’Ebola. Quant à Edward Kumakech, Maurice Sadlier, Aidan Sinnott et Dan Irvine, ils font le compte-rendu d’un outil d’analyse des lacunes axé sur le suivi des activités de communication, d’engagement communautaire et de conformité qui doivent être en place avant le déploiement d’un vaccin anti-Ebola. Emanuele Bruni et ses collègues décrivent un nouveau cadre de suivi et d’évaluation destiné à la planification stratégique de la réponse. Ce numéro se clôt par un article d’Alicia Fairbanks, qui défend l’adoption d’une stratégie d’acceptation en RDC afin d’améliorer la sécurité et l’accès des organisations intervenant dans la réponse.