Photo credit: Russell Watkins/Department for International Development

Programme de transfert monétaire dans les situations d’urgence

by Paul Harvey et Sarah BaileyDecember 2011

La grande majorité de l’aide humanitaire internationale est fournie en nature, sous forme de denrées alimentaires, de semences, d’outils, de médicaments, de matériaux servant à la construction d’abris et d’équipements ménagers. Nous pouvons toutefois constater une expérience significative et croissante dans la distribution d’argent en espèces ou de coupons, en tant qu’alternatives ou compléments à l’aide en nature. Alors que l’on acquière davantage d’expérience dans l’utilisation des transferts monétaires, il semble de plus en plus évident que l’argent peut jouer un rôle dans de nombreux secteurs dans le cadre de l’aide apportée aux populations en situations d’urgence. Il peut permettre de se procurer de la nourriture, d’aider à reconstruire ou à protéger les moyens de subsistance, d’aider à répondre aux besoins de la population en termes d’abris et de produits non alimentaires, d’aider les réfugiés et de faciliter les processus de rapatriement et de réintégration. La question n’est plus de savoir si l’aide monétaire est un bon moyen de répondre aux besoins des victimes de catastrophes, mais comment les organisations, les donateurs et les gouvernements peuvent utiliser au mieux les transferts monétaires, conformément à leurs missions et à leurs mandats.

Cette RBP synthétise les lignes directrices existantes en matière de transfert monétaire, centralise les enseignements tirés de la recherche et des différentes évaluations et apporte des exemples pratiques issus des interventions monétaires. L’une des difficultés rencontrées lors de la rédaction des interventions monétaires a été de décider des éléments à inclure dans l’analyse, sachant que l’argent est une alternative possible à toute forme d’aide. Nous nous sommes concentrés ici sur les questions spécifiques à l’argent. Tout en reconnaissant leur importance, nous ne couvrons pas de manière détaillée les questions générales, comme la manière de réaliser des évaluations, de cibler l’aide, de surveiller les programmes et d’assurer de rendre des comptes aux victimes de catastrophes.

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